Depuis plusieurs années, le chanvre est une plante cultivée partout à travers le monde. La France est l’une des contrées à avoir une histoire particulière avec cette plante particulièrement entre le IIe et le XVIIe siècle. Les années 90 marquent son retour en masse dans l’hexagone. Voici ce qu’il faut savoir à ce sujet.

L’apogée, le déclin et le renouveau

En 1830, la culture du chanvre connaît son apogée dans l’hexagone avec près de 176 000 hectares de terres cultivées en France. Néanmoins, ce succès de plusieurs décennies connaît une chute libre avec l’expansion de l’industrie chimique et des fibres synthétiques.

Le cannabis Sativa a cependant su se renouveler à partir des années 90. En l’espace de 3 décennies, seulement, sa production a triplé. En France, on compte environ 16 400 hectares de terres dédiés à la culture de cette plante. L’hexagone à lui seul produit presque la moitié de la quantité totale du chanvre européen. Cet intérêt autour de cette culture vient de ses nombreuses propriétés thérapeutiques et des nutriments qu’elle contient.

D’ailleurs, les produits faits à base de cbd, un cannabinoïde issu du cannabis, sont très populaires en France. On les retrouve principalement dans l’industrie du cosmétique et de l’alimentation. Le chanvre a également connu un succès dans le textile, la construction et la papeterie depuis le Moyen Âge.

L’arrivée du chanvre en France

La culture du cannabis en France débute au IIᵉ siècle. Lorsque les Romains décident d’importer certaines plantes dont la gesse et le seigle dans l’Hexagone. Pour sa grande utilité dans l’industrie du textile et de la papeterie, elle devient rapidement une denrée indispensable.

De prime abord, ses fibres servaient notamment à la confection de cordage et voiles pour les bateaux, mais également pour la fabrication de vêtements. Ensuite, les Français découvrent qu’il est possible de produire du papier à partir du chanvre, suite à l’invasion des Arabes. Ces derniers avaient en effet déjà acquis un savoir-faire en papeterie grâce aux Chinois.

Le produit est devenu tellement indispensable que l’empereur Charlemagne fut l’un des premiers à encourager sa culture sur le territoire français. Avant le début de la Première Guerre mondiale, l’hexagone était devenu un lieu d’échange et de commercialisation incontournable pour le chanvre. Le pays était désormais à la tête des régions du monde productrices de chanvre avec plus de 200 000 hectares exploités.

Marseille, un grand comptoir du chanvre au Moyen Âge

D’après l’histoire, les Romains ont été officiellement les premiers à initier la culture du cannabis en France. Toutefois, des traces de culture montrent qu’à Marseille, cette plante était déjà connue des « Gaulois », avant leur arrivée.

Par ailleurs, dès le Moyen Âge, cette ville se dresse comme l’un des comptoirs de chanvre les plus prisés pour l’obtention de fibres de cannabis. Leur usage était principalement destiné aux navires. C’est la Canebière qui constituait la plaque tournante du chanvre, elle accueille durant le 14e et le 17e siècle, un nombre considérable de plantes.

D’ailleurs, cette avenue du centre de Marseille s’appelait autrefois « Cannebis », un nom issu du provençal « Canebe », dérivé du latin « Cannabis ». Voilà l’une des raisons qui fait que le chanvre fait partie intégrante de la culture marseillaise et française en général.




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